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Fitness · 28 octobre 2026 · 13 min de lecture

Ski alpin et ski de fond : combien de calories brûle-t-on ?

Par heure, sur une vraie journée avec les remontées, et face à une tartiflette : les chiffres du Compendium 2024 et des études menées sur la neige, selon votre poids.

Calories brûlées au ski : les chiffres par activité, par poids et par journée

Publié le 28 octobre 2026 · Par l’équipe Ember

En bref

  • Les calories du ski alpin vont d’environ 300 à 560 kcal par heure de descente pour une personne de 70 kg, selon que vous skiez tranquillement ou de façon engagée. Le ski de fond monte à 475 à 790 kcal par heure, et le skating à 930 kcal.

  • Sur une vraie journée, vous ne skiez pas en continu : dans une étude autrichienne, la descente ne représentait que 44 % du temps, le reste partant dans la file et sur le télésiège. Une heure passée sur le domaine revient alors à environ 245 kcal à 70 kg.

  • Une journée de 5 heures de pistes à rythme modéré dépense environ 1 225 kcal à 70 kg, dont 875 kcal de plus qu’au repos : à peu près une part de tartiflette maison (880 kcal).

  • Le ski de fond est nettement plus dépensier : il faut au moins 2 heures et demie de ski alpin, remontées comprises, pour dépenser autant qu’en une heure de ski de fond.

Combien de calories brûle-t-on au ski ? Le tableau par heure et par poids

Il est 16 h 30, les pistes ferment et votre montre annonce un total impressionnant pour la journée. Ce chiffre est-il crédible ? Pour le savoir, il faut partir de la référence qu’utilisent les chercheurs : le Compendium des activités physiques, mis à jour en 2024. Il donne à chaque activité une valeur MET, c’est-à-dire un multiple de la dépense au repos. Le calcul tient en une ligne : kcal ≈ MET × poids (kg) × durée (h). Une heure de ski alpin à effort modéré (6,3 MET) pour 70 kg donne donc 440 kcal.

Un détail compte énormément : pour le ski alpin et le snowboard, le Compendium précise « temps actif seulement ». Ces valeurs décrivent les minutes où vous glissez, pas celles où vous attendez au pied du télésiège. En ski de fond, au contraire, vous avancez presque sans pause, et c’est la vitesse qui fait la différence : 6,8 MET en marchant sur les skis vers 4 km/h, 11,3 MET entre 8 et 12,7 km/h, et 14 à 16 MET pour les fondeurs de compétition.

Le tableau ci-dessous applique la formule aux principales façons de skier, de 55 à 100 kg. À allure égale, une personne de 100 kg dépense près de deux fois plus qu’une personne de 55 kg, parce qu’elle déplace plus de masse. Repérez votre ligne, puis gardez en tête que la neige, le relief et votre technique peuvent décaler le résultat dans un sens comme dans l’autre.

Activité (MET ; code)55 kg70 kg85 kg100 kg
Ski alpin ou snowboard, effort léger (4,3 ; 19150)235300365430
Ski alpin ou snowboard, effort modéré (6,3 ; 19160)345440535630
Ski alpin ou snowboard, effort vigoureux (8,0 ; 19170)440560680800
Snowboard de loisir, rythme modéré (7,5 ; 19201)415525640750
Ski de fond lent, vers 4 km/h (6,8 ; 19080)375475580680
Ski de fond modéré, 6,4 à 7,9 km/h (8,5 ; 19090)470595725850
Ski de fond soutenu, 8 à 12,7 km/h (11,3 ; 19100)6207909601 130
Skating (13,3 ; 19135)7309301 1301 330
Alpinisme à ski, randonnée (10,3 ; 19405)5657208751 030

Kilocalories par heure d’activité, dépense de repos comprise. Calcul d’Ember : MET × poids × durée, arrondi à 5 kcal. Valeurs MET et codes du Compendium 2024 (adultes de 19 à 59 ans). Pour le ski alpin et le snowboard (codes 19150 à 19170), il s’agit du temps de descente seulement ; la valeur 8,0 de l’effort vigoureux est une estimation du Compendium, pas une mesure.

Une vraie journée de ski alpin : moins de la moitié du temps à skier

La question qui compte n’est pas « combien brûle une heure de descente », mais « combien brûle ma journée ». Entre la file d’attente, le télésiège, les arrêts pour regrouper la famille et la pause chocolat de 11 heures, le temps passé à glisser est bien plus court qu’on ne le croit.

Une équipe de l’université de Salzbourg l’a mesuré sur le terrain (Stöggl et coll., 2016). Dix-neuf adultes de 48 ans en moyenne, équipés d’un analyseur de gaz portable et d’un GPS, ont skié derrière un moniteur : chaque descente d’environ 7 minutes était suivie de près de 9 minutes de file et de télésiège. Le temps de ski actif ne représentait que 44 % du total. Les auteurs citent une autre étude où les temps de récupération, remontées et petites pauses comprises, atteignaient jusqu’à 67 % du temps. Résultat : leurs skieurs brûlaient en moyenne 584 kcal par heure de descente, mais 279 kcal par heure une fois les remontées comptées.

Pour estimer une journée, Ember reprend cette proportion : 44 % du temps à skier, à la valeur du Compendium, et 56 % dans la file ou sur le télésiège, comptés comme « debout sans bouger » (1,3 MET, code 07040). Sur 5 heures de pistes, pause déjeuner exclue, cela fait environ 2 h 10 de vraie glisse. À 70 kg et à rythme modéré, on arrive à 245 kcal par heure passée sur le domaine, très proche des 3,4 kcal par kilo et par heure mesurées à Salzbourg.

Votre façon de skier55 kg70 kg85 kg100 kg
Tranquille (4,3 MET en descente)7209151 1151 310
Modérée (6,3 MET en descente)9651 2251 4901 750
Engagée (8,0 MET en descente)1 1701 4851 8052 125

Kilocalories pour 5 heures sur les pistes, hors pause déjeuner, dépense de repos comprise. Hypothèse de calcul d’Ember : 44 % du temps en descente (proportion mesurée par Stöggl et coll., 2016) et 56 % debout dans la file ou assis sur le télésiège (1,3 MET, code 07040 du Compendium 2024). Votre proportion réelle dépend de l’affluence, de la longueur des pistes et du type de remontées.

Ces totaux incluent ce que votre corps dépense de toute façon pour respirer, maintenir sa température et faire battre le cœur, c’est-à-dire votre métabolisme de base et un peu plus. Ce que la journée de ski ajoute vraiment, c’est la différence avec le repos : environ 875 kcal pour une journée modérée à 70 kg. C’est ce chiffre qu’il faut comparer à ce que vous mangez en plus.

Ski de fond : nettement plus dépensier que le ski alpin

En ski de fond, c’est vous le télésiège. Chaque mètre se gagne à la force des jambes et des bras, et le corps entier travaille sans les pauses que la pente offre au skieur alpin. Les mesures le confirment : dans l’étude de Salzbourg, les mêmes participants dépensaient 729 kcal par heure en ski de fond classique, contre 584 kcal pendant les descentes et seulement 279 kcal par heure de ski alpin une fois les remontées comptées. Les auteurs concluent qu’il faut au moins 2 heures et demie de ski alpin, file et télésiège compris, pour égaler la dépense d’une heure de ski de fond.

Une étude plus récente, menée en Chine sur de jeunes skieurs avec un analyseur portable, va dans le même sens (Li et coll., 2026). Sur une piste intermédiaire, le ski alpin mesuré pendant la descente atteignait 7,8 MET et le snowboard 7,4 MET, soit une intensité vigoureuse. Sur tapis roulant, en ski-roues entre 13,5 et 21 km/h, le style classique montait à 8,6 MET et le skating à 10,6 MET. Ces jeunes skieurs dépassaient donc la valeur « modérée » du Compendium en descente, mais le ski de fond restait devant.

Concrètement, une sortie de 2 heures en ski de fond à allure modérée (6,4 à 7,9 km/h) brûle environ 1 190 kcal à 70 kg, presque autant qu’une journée entière de ski alpin à rythme modéré. Si vous cherchez la glisse qui dépense le plus pour le temps passé dehors, c’est elle.

MesureÉtudeRésultat
Ski alpin, pendant les descentesStöggl 2016, 19 adultes, Autriche584 kcal/h
Ski alpin, remontées comprisesStöggl 2016279 kcal/h
Ski de fond classiqueStöggl 2016729 kcal/h
Ski alpin, descente sur piste intermédiaireLi 2026, 13 skieurs, Chine7,8 MET
Snowboard, descenteLi 2026, 13 hommes7,4 MET
Ski de fond classique simulé (ski-roues)Li 2026, 12 skieurs8,6 MET
Skating simulé (ski-roues)Li 2026, 12 skieurs10,6 MET

Valeurs moyennes publiées. Dans l’étude de Stöggl, les participants pesaient 81 kg en moyenne et skiaient par paliers de 4 minutes à 70, 80 et 90 % de leur fréquence cardiaque maximale ; les kcal/h sont la moyenne de ces trois intensités. Dans l’étude de Li, le ski de fond a été simulé sur tapis roulant, sans pente.

Snowboard, skating, ski de randonnée : où se situent-ils ?

Toutes les glisses ne se valent pas. Trois cas reviennent souvent, avec des chiffres qui méritent un mot d’explication.

Snowboard

Le Compendium le range avec le ski alpin (4,3 à 8,0 MET selon l’effort, temps de descente seulement) et donne 7,5 MET au snowboard de loisir à rythme modéré, soit environ 525 kcal par heure de glisse à 70 kg. L’étude chinoise a mesuré 7,4 MET : l’écart avec le ski alpin est faible. Comme pour le ski, ce sont les remontées qui font baisser le total de la journée.

Skating

Le pas de patineur est la façon la plus intense de pratiquer le ski de fond en loisir : 13,3 MET dans le Compendium, soit environ 930 kcal par heure à 70 kg. Peu de gens tiennent ce rythme une heure entière. Sur une sortie, alternez entre les lignes « soutenu » et « skating » du tableau selon votre ressenti.

Ski de randonnée

Le Compendium n’a pas de code propre à la randonnée à ski de loisir. Le plus proche, l’alpinisme à ski (10,3 MET, code 19405), donne environ 720 kcal par heure de montée à 70 kg. La montée à effort maximal sur neige dure, celle du ski-alpinisme de compétition, atteint 15,5 MET (code 19130). La descente se rapproche du ski alpin. Prenez ces chiffres comme un ordre de grandeur.

Le froid fait-il brûler plus de calories ?

L’idée est très répandue : on brûlerait des calories en plus simplement parce qu’il fait −10 °C. La réalité est plus nuancée, et aucun chiffre fiable ne permet d’ajouter un « bonus froid » à votre journée de ski.

L’American College of Sports Medicine (ACSM), dans sa déclaration de consensus de 2021 sur l’exercice par temps froid, rappelle que l’activité physique augmente fortement la production de chaleur par rapport au repos. Tant que vous bougez et que vous êtes bien couvert, le corps se réchauffe surtout grâce à l’effort lui-même. Le texte note en revanche que des vêtements lourds, l’équipement et la résistance au mouvement peuvent augmenter le coût énergétique de l’effort, et que le froid peut modifier la gestuelle et la démarche. Il ne donne aucun pourcentage.

Le risque de se refroidir apparaît surtout quand on ne peut plus bouger : après une chute, une blessure ou un gros coup de fatigue. Ember ne majore donc pas les chiffres de cet article pour le froid. Le conseil pratique de l’ACSM est ailleurs : garder des réserves de glucides suffisantes et surveiller ce que vous buvez, même quand il fait froid.

Tartiflette, raclette : ce que votre journée de ski compense vraiment

Le ski a ses rituels : la tartiflette au restaurant d’altitude, la raclette du soir au chalet. Ces plats sont copieux, et la tentation est grande de se dire que la journée de ski les a « payés ». Comparons les chiffres en gardant la dépense nette, c’est-à-dire ce que le ski ajoute à une journée ordinaire.

Une part de tartiflette maison (un quart d’une recette classique avec un reblochon entier) représente environ 880 kcal, et une soirée raclette typique environ 1 450 kcal par personne, d’après le détail de notre guide des calories de la raclette. Une journée de ski alpin modérée à 70 kg ajoute environ 875 kcal : elle couvre la tartiflette du midi, pas la raclette du soir en plus. Deux heures de ski de fond, avec environ 1 050 kcal nettes, laissent un peu plus de marge.

Repas ou activitéCaloriesOrigine du chiffre
Part de tartiflette maison≈ 880 kcalRecette type, valeurs Ciqual
Tartiflette préemballée, 400 g≈ 640 kcalCiqual (code 25137)
Soirée raclette classique≈ 1 450 kcal200 g de fromage, 300 g de pommes de terre, 150 g de charcuterie, 2 verres de vin blanc
Journée de ski alpin modérée, 70 kg (net)≈ 875 kcalCalcul d’Ember, 5 h de pistes
2 h de ski de fond modéré, 70 kg (net)≈ 1 050 kcalCalcul d’Ember, 8,5 MET

Calories des plats : guide raclette d’Ember, établi avec la table Ciqual de l’ANSES. Dépense nette = (MET − 1) × poids × durée, soit la dépense au-delà du repos. Calculs d’Ember, arrondis.

La règle pratique : une journée de ski permet un repas copieux, rarement deux. Si la raclette est prévue le soir, un déjeuner plus simple sur les pistes suffit à garder l’équilibre.

Comment enregistrer votre journée de ski

Votre montre ou votre téléphone proposent souvent un mode « ski » qui sépare les descentes des remontées, ce qui est déjà un progrès. L’estimation des calories reste pourtant imprécise : dans une étude de Stanford sur sept montres connectées, aucune n’avait une erreur inférieure à 20 % sur la dépense énergétique, et l’erreur médiane allait de 27 à 93 % selon le modèle. Nous détaillons ces limites dans notre article sur les calories de l’Apple Watch.

Pour une estimation honnête, procédez en trois temps. Comptez d’abord votre temps de glisse réel plutôt que votre présence sur le domaine : sans mesure, retenez qu’environ 44 % du temps passé sur les pistes est de la descente. Choisissez ensuite la ligne du tableau qui correspond à votre effort et multipliez. Enfin, notez vos repas au fil de la journée, y compris le vin chaud et la crêpe du goûter, qui s’ajoutent vite.

Avec Ember, il suffit de prendre la tartiflette en photo ou d’écrire « raclette, 200 g de fromage, 3 pommes de terre, charcuterie » pour obtenir une estimation des calories et des macros. En fin de semaine au ski, vous voyez ainsi si vos repas ont suivi le rythme de vos journées ou s’ils l’ont largement dépassé.

Sources

  1. Herrmann SD et al. 2024 Adult Compendium of Physical Activities. Journal of Sport and Health Science, 2024: winter activities, codes 19080 to 19405.
  2. Herrmann SD et al. 2024 Adult Compendium of Physical Activities: inactivity, code 07040 (standing quietly, standing in a line).
  3. Stöggl T et al. A Comparison between Alpine Skiing, Cross-Country Skiing and Indoor Cycling on Cardiorespiratory and Metabolic Response. Journal of Sports Science and Medicine, 2016;15:184-195.
  4. Li L et al. Assessment of energy cost in three winter sports: Alpine skiing, snowboarding, and simulated cross-country skiing. Journal of the International Society of Sports Nutrition, 2026.
  5. Castellani JW et al. ACSM Expert Consensus Statement: Injury Prevention and Exercise Performance during Cold-Weather Exercise. Current Sports Medicine Reports, 2021.
  6. Shcherbina A et al. Accuracy in wrist-worn, sensor-based measurements of heart rate and energy expenditure in a diverse cohort. Journal of Personalized Medicine, 2017.
  7. ANSES, Ciqual French food composition table: tartiflette, prepacked (code 25137).

Article d’information générale, qui ne remplace pas l’avis d’un médecin. Les calories sont des estimations calculées par Ember avec les valeurs MET du Compendium 2024 et la part de temps de descente mesurée par Stöggl et coll. (2016) : la dépense réelle varie selon la neige, le relief, l’affluence, le matériel, la technique et la condition physique.

Questions fréquentes sur les calories brûlées au ski

Pour une personne de 70 kg qui skie 5 heures à rythme modéré, environ 1 225 kcal, dépense de repos comprise, dont 875 kcal de plus qu’au repos. Ce calcul suppose qu’environ 44 % du temps est passé à descendre, comme dans une étude menée à Salzbourg ; le reste part dans la file et sur le télésiège. Selon votre poids et votre engagement, le total va d’environ 720 à 2 125 kcal.

Pendant la descente, de 300 à 560 kcal par heure à 70 kg selon l’effort, d’après le Compendium 2024. Sur une heure passée sur le domaine, avec la file et le télésiège, comptez plutôt 185 à 295 kcal, soit environ 245 kcal à rythme modéré. Méfiez-vous des totaux qui appliquent la valeur de descente à toute la journée.

À 70 kg, environ 475 kcal à allure lente (vers 4 km/h), 595 kcal à allure modérée (6,4 à 7,9 km/h), 790 kcal à allure soutenue (8 à 12,7 km/h) et 930 kcal en skating, d’après le Compendium 2024. Une personne de 100 kg dépense environ 40 % de plus à la même allure.

Oui, nettement. Dans l’étude de Salzbourg, il fallait au moins 2 heures et demie de ski alpin, remontées comprises, pour dépenser autant qu’en une heure de ski de fond. En ski de fond, vous avancez sans pause et vous sollicitez bras et jambes, alors qu’en ski alpin la pente et le télésiège font une partie du travail.

Aucune étude solide ne permet de l’affirmer. Un débutant skie souvent lentement, ce qui correspond plutôt aux lignes « léger » ou « modéré » du Compendium (4,3 à 6,3 MET en descente), mais il peut aussi tomber, se relever et marcher davantage. Dans le doute, comptez la ligne « modéré » pour votre temps de descente réel.

Pas de façon chiffrable. Selon l’ACSM, l’effort produit déjà beaucoup de chaleur quand on est bien couvert ; les vêtements lourds et l’équipement peuvent augmenter le coût de l’effort, mais aucun pourcentage fiable n’existe pour le ski. Ember n’ajoute donc pas de bonus pour le froid.

Vous skiez, Ember compte le reste

Prenez votre tartiflette en photo ou décrivez votre raclette en une phrase : Ember estime calories et macros, et vous aide à voir si vos repas de vacances suivent le rythme de vos journées de glisse.

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Calories ski alpin et ski de fond : le vrai chiffre | Ember